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10 décembre 2018 1 10 /12 /décembre /2018 11:14

Albert Hirschman (1915-2012), sociologue américain, avait théorisé l’idée « d’effet tunnel » en sociologie politique : lorsque la situation s’améliore pour un groupe social, ceci est tout d’abord perçu comme un signal positif par les autres groupes, qui espèrent bénéficier rapidement d’une même amélioration. Mais si cette amélioration ne vient pas, le sentiment de frustration, d’injustice et de colère est décuplé et a de grandes chances de déboucher sur un conflit. Hirschman illustrait ce phénomène par celui de files de voitures bloquées dans un tunnel : tant que toutes les files sont bloquées, personne ne fulmine, chacun ronge son frein. Si l’une des files se trouve débloquée, chacun espère que son tour va venir très rapidement. S’il ne vient pas, chaque automobiliste resté bloqué s’estime lésé, victime d’une injustice et se met en colère. Aussi mon regretté professeur d’anthropologie cognitive en Sorbonne Raymond Boudon nous enjoignait-il de ne jamais entreprendre de réforme sociale ou fiscale qui aurait bénéficié d’abord à une catégorie sociale (surtout aisée) avant que d’en faire bénéficier une autre (surtout défavorisée), sous peine d’explosion sociale. Un classique de la sociologie politique que notre président et nos députés, dans leur jeunesse et leur fougue, n’auront probablement pas eu le temps de lire…

 

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9 décembre 2018 7 09 /12 /décembre /2018 12:16

La première mission d’un militant politique est d’écouter les gens, surtout ceux qui sont en colère. Surtout pas de les fuir ni d’en avoir peur.
Samedi 8 décembre 2018, 15h30, rond-point de la Motte, à l’intersection de la voie rapide sud III et de la bretelle du Pont-Flaubert à Rouen. Environ 80 Gilets Jaunes présents ralentissent les véhicules à chaque jonction. Sur un tertre, un auvent avec une table propose de la nourriture et des boissons. Un brasero réchauffe les militants ; un empilement de palettes est embrasé. Le niveau sonore est élevé en raison des cris des GJ et des klaxons des camions. Lorsque je demande à voir le responsable, on me conduit à une dame assise dans un fauteuil pliant, Maryse. Autour d’elle, Jean, et Guillaume, trentenaire. Et d’autres GJ, qui écoutent la discussion en s’y mêlant parfois.
- Je viens vous voir pour écouter vos revendications…
- On les a déjà écrites et fait remonter au sommet !
Mais les cervelles se creusent et les langues se délient : une France plus juste, plus d’égalité, faire respecter la devise « Liberté, égalité, fraternité »… Que les travailleurs puissent vivre décemment de leur salaire. Partager les richesses. Que les profits ne passent pas avant les autres valeurs. Contre une élite avide de pouvoir et d’argent. Un pouvoir qui méconnaît le peuple (je cite)…
On parle de carburant et de voitures. La voiture hybride fournie par l’entreprise de Maryse consomme plus que l’essence. L’électrique n’a pas suffisamment d’autonomie, et la fabrication de ses batteries est polluante. Les lobbies du pétrole freinent le développement d’énergies alternatives… Les GJ sont conscients de la nécessité d’une transition écologique pour lutter contre le réchauffement climatique, mais se sentent les plus frappés : « 50 € d’essence en plus par mois pour un gars qui en gagne 5.000, c’est rien, mais pour un smicard, c’est insupportable, c’est un caddy de supermarché pour manger pendant une semaine. »
D’une façon générale, il y a une « collusion des pouvoirs ». Le mouvement durera jusqu’à la victoire. « Macron, démission ! » crie-t-on autour de moi. « Macron, qu’il dégage, avec tout son gouvernement de m… ! ». Je reste très calme et courtois.
Les slogans radicaux se mélangent avec des arguments multiples. Les services publics se réduisent, sont de moins en moins accessibles. Il faut une augmentation des salaires, et stopper celle des taxes. Il n’est pas normal de devoir mettre de l’argent de côté pour pouvoir vivre correctement à la retraite.
Un GJ s’indigne de ce que l’Élysée vende des objets, comme des mugs à 25 €, pour « faire encore rentrer de l’argent dans les caisses de l’État ». Ce qui déclenche une avalanche de critiques sur le renouvellement de vaisselle ou de moquette de l’Élysée « à prix d’or » : on n’en avait pas besoin, on aurait pu attendre. Je réalise soudain, par ces phrases étonnantes, qu’effectivement l’Élysée est « propriété du peuple » (et d’une façon générale tout ce qui est détenu par l’État), donc soumis à l’approbation du contribuable.
Certaines petites phrases du président ont été perçues de façon blessante, comme la recommandation de travailler pour pouvoir s’acheter un costume ou de traverser la rue pour trouver un emploi.
Les écarts de salaire entre un smicard et un Carlos Ghosn (facteur mille) sont jugés effarants, « sans aucun sens ».
Les différences (raisonnables) de salaire sont jugées « légitimes », mais chacun est pressurisé à son niveau par les impôts et taxes.
Les élus – ministres, députés – sont jugés déconnectés de la vie réelle et (par exemple) du coût des produits alimentaires, exemples confirmés par des anecdotes et sorties malheureuses à la télévision récemment.
Quelques piques sont adressées à notre député, que je ne relève pas.
La suppression de l’ISF n’a pas été comprise : quels bénéfices concrets, chiffrés, a produit cette suppression ? Même remarque est faite au sujet du CICE : que devient cet argent ? Là aussi, ce questionnement du contribuable semble difficilement pouvoir être balayé d’un revers de manche. Le GJ estime avoir financé le CICE avec ses impôts (ce qui n’est pas faux), donc il réclame des comptes sur la destination et les effets de la dépense.
On en revient au Smic, avec lequel il est « impossible aujourd’hui de vivre décemment », surtout après avoir payé un loyer de 600 €. Ou bien alors on s’exile à la campagne, moins chère, mais avec des frais de voiture et de carburant, en étant frappé en premier par la hausse.
Le fait qu’on puisse « être au chômage en gagnant plus d’argent qu’en travaillant » (je cite) est mal vécu. Il n’est pas normal, de plus, que des gens soient incités à ne pas travailler, car le travail est ce qui structure la vie du citoyen et donne un sens à sa vie (je cite).
Guillaume, avec son bac+2 a travaillé plusieurs années en étant rémunéré au smic, ce qu’il ne trouve pas normal.
« L’ancienne génération, ils choisissaient leur travail ; aujourd’hui, c’est le travail qui nous choisit », dit-il.
Les élites (économiques et politiques) ignorent comme il est dur de (sur)vivre aujourd’hui avec un smic.
Nous ne sommes pas contre l’impôt, mais pas trop ; il faut qu’il reste raisonnable, et nous permette de vivre avec dignité, en pouvant nous offrir un peu de loisirs.
Maryse m’explique que le Général de Gaulle pensait qu’une entreprise devait consacrer le tiers de ses bénéfices aux salaires, un autre tiers à l’investissement et un dernier tiers aux actionnaires, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui : les profits bénéficient plus aux actionnaires, ce qui prive les salariés d’argent à re-dépenser dans l’économie, d’où une asphyxie de l’économie et une impossibilité à sortir de l’endettement public.
Une caravane de cars de CRS, sirènes hurlantes, franchit le rond-point à toute allure. « Macron, démission ! » scandent les GJ, qui se replient un instant, craignant d’être délogés et gazés comme la semaine précédente. Mais la caravane s’engage finalement vers le Pont Flaubert et Barentin, où ça doit probablement « chauffer ».
- Le gouvernement a tout de même cédé sur 6 revendications, me permets-je de faire remarquer.
- La suspension des taxes n’est pas une solution, car leur application est simplement retardée à plus tard, m’explique Guillaume.
- Il faut aller chercher l’argent là où il est ! intime un voisin.
- Et vous, qui êtes-vous ? me demande-t-on ?
Lorsque j’explique que je suis un militant LaREM, il y a un blanc, le temps que les logiciels se recalent. Mais la discussion demeure courtoise, et les propos s’infléchissent un peu, dans l’idée que je peux faire remonter des choses aux militants et responsables de notre mouvement.
Les GJ regrettent qu’il soit nécessaire de descendre dans la rue pour que les gens en difficulté sociale soient entendus. Ils regrettent également d’entraver la circulation et de nuire aux ventes des magasins en cette période de pré-Noël.
Lorsque je suggère la possibilité de « plus de pédagogie », je me fais couper net : ce vocable est insultant pour eux, ils ne veulent plus l’entendre, car il insinue qu’ils sont des demeurés et ne sont pas en mesure de comprendre les tenants et les aboutissants de l’économie et de la politique. Je n’insiste pas. Peut-être ont-ils raison, d’ailleurs.
Maryse fait remarquer que, dans son malheur, le gouvernement a la grande chance de ne pas voir les syndicats réussir à s’allier entre eux, car alors, dit-elle, ce serait la révolte générale. « On est au bout d’un système économique et social ; même des experts américains le disent. Les gens travaillent, mais l’argent va ailleurs. C’est pour ça que les salaires sont aussi bas et que l’État est endetté. »
« Il est dommage que l’écoute des GJ par le gouvernement succède à la casse, comme s’il fallait attendre que les gens cassent pour qu’ils soient écoutés. »
Je sens que les GJ reprochent à EM d’aller trop vite et avec des œillères, comme un bulldozer, en balayant d’un revers de manche les objections, sans tenir compte des difficultés et souffrances du peuple.
Son profil, sa façon de s’habiller et de parler, surtout de façon tranchante et hautaine, passent mal ; eux qui sont ouvriers ou employés en souffrance sociale n’arrivent pas à s’identifier à lui.
Maryse conclut : EM nous a donné beaucoup d’espoir, un espoir de renouveau, une volonté de « casser les codes ». La déception est à la hauteur de l’espoir suscité, ce pourquoi « ça pète » aujourd’hui.
Guillaume revient sur l’ISF. Il a l’impression qu’EM favorise les riches. Il me rappelle que le « S » d’ISF signifie « solidarité », en l’occurrence solidarité avec les pauvres. Donc par quoi, par quelle solidarité envers les pauvres, l’ISF a-t-il été remplacé ? L’ISF n’aurait pas dû être supprimé avant que les pauvres soient aidés d’une façon ou d’une autre. Il y a de fait une certaine logique dans son discours. Surtout, dans son esprit, l’ISF a force de symbole, de symbole fort, plus que pour ceux qui ont décidé ou accepté sa suppression pour des raisons plutôt technocratiques.
Guillaume conclut en disant que les aides et les taxes doivent être équilibrées. Il reconnaît avoir bénéficié d’une baisse de 120 € de sa taxe d’habitation, mais a calculé que les surcroîts de taxe et de prélèvement (CSG) lui ont coûté plus de 120 €. Il s’estime donc lésé, et grugé par rapport aux plus riches, dont certains salaires sont effarants et indécents.
Macron paye pour ses prédécesseurs, remarque Maryse, honnête. « Pas de chance pour lui, mais c’est ainsi ».
Tous les propos rapportés ci-dessus ont été exprimés textuellement par des GJ ; je n’ai rien transformé.
En conclusion, tout au long de l’échange, d’un GJ à l’autre, certains points reviennent de façon récurrente, comme des leitmotivs :
- La suppression de l’ISF, précoce, a été perçue comme une préférence donnée d’emblée aux riches, avant que des mesures ne soient prises en faveur des plus démunis (alors que cet impôt consiste précisément en une « solidarité » à l’égard des plus pauvres) ;
- Des taxes supplémentaires dont on ne voit pas à quoi elles sont utilisées et où va l’argent concrètement – et sur lesquelles les contribuables ont pourtant droit de regard ;
- Des taxes supplémentaires alors que les services publics sont en régression. C’est illogique et contradictoire pour les GJ.
Dans l’entourage et parmi ceux qui prennent la parole, je n’entends pas d’allusions au RN ou à la FI, ni à MLP ou JLM. L’atmosphère est apolitique, avec probablement beaucoup de personnes abstentionnistes, qui se sont senties flouées par les partis de gouvernement successifs, et plus encore par le dernier en date, parce qu’il avait soulevé en eux beaucoup d’espoir.
Une deuxième caravane de cars de CRS passe, sirènes hurlantes, en direction du centre ville cette fois-ci.
Un GJ vient à moi en me tendant la main : je reconnais l’un des premiers marcheurs, avec lequel j’avais partagé le porte-à-porte de la « Grande Marche » en juin 2016. Nous sommes heureux de nous retrouver et d’échanger. Je lui donne des nouvelles de LaREM.
Il se met à pleuvoir plus sérieusement. Le brasero manque de mettre le feu à mon manteau. Les militants se serrent sous l’auvent. Le moment pour moi de laisser les GJ à leur combat et de m’éclipser, enrichi de cette écoute…

D’abord l’écoute, avant l’analyse ou la préconisation. Un homme politique qui n’écoute pas ne peut tout simplement pas agir correctement.

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3 décembre 2018 1 03 /12 /décembre /2018 11:55

Les remèdes à apporter aux Gilets Jaunes en urgence sont une chose ; les causes – et remèdes – profonds en sont une autre. La France paye aujourd’hui (pour l’essentiel) la facture de quatre décennies de dysfonctionnements économiques :
- L’intelligence artificielle remplace l’humain dans le travail et génère (et n’a pas fini de générer) des millions de chômeurs – et de GJ ;
- Le chômage de masse provoqué par ce « grand remplacement technologique » provoque à son tour, par un mécanisme de « moins-disant salarial » à l’embauche, une baisse générale des salaires, qui paupérise l’ensemble de la collectivité (y compris les comptes publics), au profit des salaires de chef d’entreprise, des dividendes et des exils fiscaux ;
- Enfin, les sur-dividendes produits par ce phénomène n’alimentent pas l’économie réelle mais nourrissent des bulles spéculatives, qui finissent toujours par exploser (cf. 1929 et 2008), en laminant le système bancaire mondial, donc le financement des entreprises, donc l’emploi, donc la richesse et le niveau de vie des citoyens.
Apporter des solutions d’urgence face à la souffrance sociale des GJ apaise les symptômes de ces maux. Mais il importera également de traiter les causes à leurs racines et de leur apporter des remèdes :
- accompagner la transition technologique en préparant la redistribution à venir du temps de travail, laquelle nous ramènera à un plein emploi et à un mécanisme de « mieux-disant salarial » à l’embauche ;
- renforcer (par un Bâle 4 ?) la régulation des mécanismes de spéculation financière internationale.
Des mesures qui pourront être appliquées avec efficacité non pas au seul niveau d’un pays mais de façon concertée par l’Europe ou le G20.

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20 novembre 2018 2 20 /11 /novembre /2018 21:16

Les réseaux sociaux relaient des posts montrant des incivilités ou violences de la part des Gilets Jaunes, posts que nous, militants LaREM, nous empressons de relayer, railler et condamner.
Mais tous ces Gilets Jaunes sont-ils des fachos ? Tous les Gilets Jaunes roulent-ils en 4x4 Mercedes? Quel pourcentage des Gilets Jaunes représentent les dérapages ?
N’assisterions-nous pas plus exactement à la Jacquerie d’une population exaspérée par des décennies de serrage de ceinture, de souffrance sociale et d’impatience ?
Quelle est la situation sociale en France ? Trois décennies de chômage de masse, 300.000 offres d’emploi pour six millions de chômeurs, des jeunes sortant de qualification sans espoir de travail, des bac+5 payés au smic, une crise financière venue d’Amérique qui a injustement laminé l’économie, l’emploi et la société française, une diminution d’accès aux services publics (Poste et guichets administratifs) alors que le PIB augmente (?), des salaires qui stagnent quand les dividendes s’envolent, des inégalités de revenus jamais aussi élevées que sous Louis XVI, un exil fiscal vingt fois supérieur aux fraudes sociales, des pauvres isolés en campagne, n’ayant que la voiture pour trouver quelques heures de boulot ici ou là, des agriculteurs rémunérés quelques centaines d’euros par mois et exposés à leur insu à des produits cancérigènes, des salariés sur le carreau parce que la direction informatise, délocalise et augmente les dividendes des actionnaires, etc… Des drames humains dont peu d’entre nous, diplômés urbains à l’abri du besoin, souffrons.
Et si cette augmentation des carburants, pourtant légitime, nécessitée par la lutte contre la pollution de l’air et le réchauffement climatique, n’était que la goutte d’eau faisant déborder le vase de trois décennies de souffrance sociale ?
« Il faut un certain confort pour pratiquer la vertu », disait Barbey d’Aurévilly. Les gens sont comme les enfants : ce sont ceux qui souffrent le plus qui deviennent violents. Les gens heureux ne se révoltent pas.
Et si nous allions voir un peu plus loin que le bout de notre nez…?
Sans approuver l'action des Gilets Jaunes, ne peut-on comprendre certains mobiles de leur colère...?

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 16:28

Les sénateurs communistes et socialistes ont donné un exemple d’intelligence et de responsabilité mercredi 27 mars 2013 en votant un texte proposé par Christophe Béchu et Catherine Deroche, sénateurs UMP du Maine-et-Loir, qui prévoit d’attribuer les prestations familiales aux structures accueillant les enfants lorsque ceux-ci sont retirés à leur famille, cependant qu’auparavant ces prestations (y compris l’allocation de rentrée scolaire) continuaient d’être versées aux parents biologique alors même qu’ils n’avaient plus la charge de leurs enfants.

 

Bien que le code de la sécurité sociale prévoie le versement des prestations aux services d’accueil, en effet, nombre de juges, par vide législatif, continuaient d’ordonner ces versements aux parents.

 

Les frais relatifs à ces enfants placés étaient financés par les contribuables des Conseils Généraux.

 

Le texte, auquel s’opposait pourtant la Ministre de la Famille Dominique Bertinotti, a recueilli 330 voix contre 16.

 

Il a été complété par un amendement du sénateur PS Yves Daudigny (Aisne), prévoyant une période d’observation de trois mois avant la suppression des prestations indûment versées.

 

Ce vote quasi-unanime montre que les sénateurs de gauche n’obéissent pas forcément à leur état-major politique mais, inspirés par les notions d’équité et de justice, peuvent faire preuve de liberté d’esprit et de responsabilité pour voter une proposition de loi qui va dans le bon sens : celle de la moralisation du versement des prestations sociales.

 

A défaut d’une telle moralisation, en effet, nombre de nos concitoyens ressentiraient ce type d’anomalie comme une marque de déresponsabilisation, de démagogie et d’injustice, ressentiment propre à nourrir les votes extrémistes.

Un exemple à suivre et poursuivre…

 

Chr. Chomant, 28-03-2013

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