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L’entreprise est considérée par la gauche traditionnelle comme le lieu de tous les maux et crimes : « exploitation, souffrance, profits, égoïsme et cynisme des dirigeants, capitalisme dérégulé, etc… »
Même l’Éducation nationale, très imprégnée de marxisme anti-entreprise, s’en « protège » et cherche à en éloigner le plus longtemps possible ses élèves, au détriment de leur formation professionnelle (ce qui fait de la France l'un des pays les moins adaptés sur le plan de la connexion entre le système de formation et le monde du travail).
L’entreprise est pourtant le lieu de création des biens, des produits, des services, de l’emploi, des revenus des travailleurs et – via l’impôt – de l’argent public (et donc du fonctionnement de l’État).
Sans entreprise, sans créateurs ni chefs d’entreprise : pas de biens, pas d’emploi, pas de revenus, pas d’argent, pas de richesses, pas d’échanges, pas de commerce, pas d’impôts, pas d’argent public, pas d’État, pas de collectivités, pas de politique sociale, pas de santé, pas d’éducation…
L’entreprise est tout autre chose qu’un supposé lieu diabolique : c’est le lieu de la création de toutes les richesses de la société – emploi, biens, revenus, argent public.
L’expérience de l’histoire l’a d’ailleurs montré en négatif : dans les pays socialistes et communistes, où les entreprises étaient brimées, interdites ou nationalisées, la pénurie s’est installée, l’innovation technologique a disparu et les travailleurs se sont appauvris - à un point tel que les cadres y avaient un niveau de vie inférieur à celui des ouvriers d’Occident.
Il importe, au niveau de notre pays, de gérer l’entreprise et l’économie de façon éclairée et judicieuse :
- Une législation et une fiscalité qui brimeront et alourdiront le coût du travail entraîneront une baisse des embauches, une hausse du chômage, un ralentissement de la croissance, une baisse de l’argent public et une régression sociale.
- À l’inverse une législation et une fiscalité qui assoupliront les conditions d’emploi et oxygèneront les entreprises entraîneront une incitation à l’embauche, une baisse du chômage, une dynamisation de l’économie, une hausse de la croissance, une augmentation de l’argent public et une amélioration des politiques sociales (éducation, santé, culture, etc.).
Les militants d’extrême gauche et parfois du PS pensent qu’il faut brider et matraquer les entreprises pour défendre les intérêts des travailleurs. Ils se trompent : c’est au contraire en permettant aux entreprises de vivre, prospérer et se développer que l’emploi se développera et que les conditions de travail et de salaire des travailleurs s’amélioreront.
Ce d’autant plus qu’en période de fort chômage les employeurs tirent les salaires vers le bas, alors qu’inversement, en période de plein emploi, les travailleurs – alors en position de force – les tirent vers le haut.
La palme de l’ineptie et de la démagogie est remportée par les groupuscules gauchistes qui veulent « interdire les licenciements » : ce serait le plus sûr moyen de dissuader les entreprises de toute embauche, et de faire exploser le chômage. Il faut au contraire assouplir le Code du travail si on veut que les entreprises embauchent plus, et que le marché du travail se fluidifie. La volonté gauchiste de protéger les travailleurs en verrouillant le Code du travail fait chuter l’embauche et se retourne contre les travailleurs.
Il est crucial, pour l’économie et l’emploi de notre pays, d’inciter les entreprises à embaucher. Comment faire ?
La première chose à faire est d’alléger les charges qui pèsent sur le travail (50 % de charges sociales en France contre 30 % en Allemagne par exemple). Alléger ces charges suppose en amont d’éradiquer les gaspillages d’argent public, de maîtriser les dépenses et de réduire le train de vie de notre pays. Il faut le dire avec courage, plutôt que de se répandre en promesses démagogues et électoralistes de dépenses publiques sans compter. L'Elysée n'a pas de planche à billets !
Une deuxième chose à faire est de taxer les spéculations et profits financiers, de façon à inciter les financeurs à investir dans la production et le travail plutôt dans la spéculation à court terme.
L’entreprise est le lieu de création de toutes les richesses ; l’élu politique doit la soutenir et l’inciter en ce sens !
Vive l’entreprise, vive l'emploi !

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