Overblog
Editer la page Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
/ / /

Ultra-libéraux et capitalistes sont-ils « deux crabes dans le même panier » comme le clament les marxistes ?

 

Le « capitalisme » consiste en une « économie de marché », au sein de laquelle des entreprises peuvent venir lever des fonds (des « capitaux ») auprès d’actionnaires pour se développer. Ce système de fonctionnement de l’économie présente l’avantage de favoriser le développement d’entreprises innovantes et performantes, apportant au citoyen des emplois, ainsi que des produits et biens de bonne qualité au meilleur prix (notamment grâce à la libre concurrence). Depuis l’échec de l’économie dirigée socialiste en URSS, on n’a rien inventé de mieux (ou de « moins mauvais »).


L’ultra-libéralisme financier, de son côté, ou si l’on préfère, « l’ultra-laisser-faire en matière d’échanges économiques dans le domaine de la finance », a montré que s'il était livré à lui-même, sans régulation, il provoquait des catastrophes impactant négativement l’ensemble de la planète : des banques américaines inventent des titres bancaires représentant des crédits immobiliers risqués auprès de citoyens peu solvables… et, par un jeu de cascade, le monde se trouve plongé dans une récession économique et des dettes souveraines sans fond. En jouant avec le feu, certains spéculateurs, autorisés par l’ultra-libéralisme financier, ont mis à mal le fonctionnement normal, sain et productif de l’économie de marché. Cet ultra-libéralisme financier se comporte donc comme un ennemi destructeur du capitalisme productif.


Capitalisme et ultra-libéralisme ne sont donc pas la même chose. Ils ne sont pas « deux crabes dans le même panier ». Le premier produit des biens et du travail au bénéfice des citoyens ; le second, exploité par la cupidité de certains, vient détruire ce qui est positif pour le bien commun – à savoir la bonne santé des entreprises productives et l’équilibre budgétaire des États.


Il importera donc au passage, dans le cadre d’une économie responsable, de prévoir les dangers qui menacent le bon fonctionnement de l’économie de marché et de pouvoir les désamorcer en amont, par ce qu’on pourrait appeler une sorte de « keynésianisme » soft et préventif, dont la configuration idéale consisterait notamment en une régulation et fiscalisation des échanges financiers au niveau mondial, afin d’éviter autant que faire se peut l'avènement de toute bulle financière susceptible d’éclater au détriment de l’économie « réelle », celle de la production et de l’emploi, celle dont les citoyens ont besoin pour vivre.

Chr. Chomant, 15-09-2012

Partager cette page
Repost0

Présentation

  • : Christophe Chomant - Social-Démocratie
  • : Actualités politiques du militant social-démocrate Christophe Chomant
  • Contact

Recherche

Archives