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Au-delà de ses intentions louables (faire le bien, établir le bonheur sur terre…), l’idéologie d’extrême gauche n’est pas une idéologie anodine.
Portée au pouvoir dans un pays, elle nationalise les entreprises, fonctionnarise les travailleurs, assiste et déresponsabilise les citoyens, désorganise le fonctionnement normal et naturel du libre échange, provoquant pénuries alimentaires et retards technologiques.

Elle dicte de façon sectaire la « bonne façon de penser », surveille, écoute, arrête sans motif, juge de façon lapidaire, déporte et élimine les dissidents qui défendent une autre façon de penser.

Elle produit malgré elle une caste d’apparatchiks intéressés, cyniques, égoïstes et corrompus, qui ne se soucient que de leurs pouvoirs et de leurs privilèges, avant que des intérêts du peuple.

Elle produit à terme une dictature, dans laquelle les cadres sont plus pauvres que les ouvriers des économies de marché.

Il faut se souvenir qu’au-delà de ses discours humanistes, l’extrême gauche communiste portée au pouvoir a causé la mort de 80 millions de personnes dans le monde au 20ème siècle, par famine, déportation, massacres ou génocides (lire à ce sujet Le livre noir du communisme, Laffont, Pocket, 1999).

En tant que progressistes humanistes et socio-démocrates, nous n’estimons pas les idées de l’extrême gauche plus fréquentables que celles notamment de l’extrême droite fasciste ou néonazie, si elles se trouvaient portées au pouvoir.

Ce ne sont pas les militants qui sont en cause, mais les idées. Les militants d’extrême gauche sont généralement des personnes sincères, convaincues du bien fondé de leur combat, généreuses et dotées de grandes qualités humaines. Ce sont les idées qui, de louables au départ, peuvent transformer un pays en cauchemar lorsqu’elles portées au pouvoir et mises en application, parce que « l’enfer est pavé de bonnes intentions ».

Il n’y a certes pas que du mauvais dans l’idéologie d’extrême gauche. Le communisme est louable, bienfaisant et bénéfique, par exemple, lorsqu’il s’occupe de culture, d’alphabétisation, de lutte contre l’illettrisme, d’égalité des chances scolaires, de lutte pour l’application des droits sociaux, etc… Si j’étais maire d’une commune, je pourrais certainement nommer un adjoint communiste à la culture ou aux écoles.

Mais il est crucial, pour l’intérêt, le bien-être et la liberté du peuple, de ne pas laisser l’extrême gauche gérer l’économie au niveau national.

La droite démocratique donne l’exemple de se désolidariser clairement de l’extrême droite. La gauche doit aussi donner cet exemple de se désolidariser de l’extrême gauche, et ainsi de ne pas cautionner ni légitimer son idéologie.
Le Parti Socialiste gagnerait à donner cet exemple et à se défaire des compromissions qui le discréditent aux yeux des électeurs.
La gauche de demain se construira sans les idéologies qui ont causé de tant de pauvres, d’opprimés et de morts au 20ème siècle – en URSS, en Chine, au Cambodge, à Cuba, en Corée du  Nord… La gauche de demain sera sociale-démocrate et clairement non communiste. Ou elle ne sera pas.

Rappelons-le : ce ne sont pas les militants, souvent sincères et bien intentionnés, qui sont en cause ; mais l’idéologie, qui de paradis sur le papier, se transforme en catastrophe lorsqu’elle se trouve mise en application au niveau national.

De même, une mairie communiste peut faire un excellent travail auprès de ses concitoyens, notamment parce qu’elle n’a pas le pouvoir de bloquer le fonctionnement de l’économie, mais il est préjudiciable et dangereux pour le peuple, pour le fameux "prolétariat", que l’extrême gauche s’occupe de gérer l’économie d’un pays.

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