Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 16:14

     Le mouvement d’idées « Social-Démocratie » est heureux de voir nommer à la tête du gouvernement M. Manuel Valls, qu’il avait soutenu lors des Primaires Socialistes, et dont il apprécie l’alliance de réalisme économique – assumant une économie de marché régulée – et d’engagement à gauche – pour la défense des valeurs de justice sociale et de solidarité.


     Manuel Valls a notamment la lucidité et le courage de s’affranchir de certains dogmes irréalistes et contre-productifs d’une certaine gauche obsolète, décalée des réalités économiques.


     Précisons à ce propos que la lucidité et le réalisme économiques n’excluent pas – mais permettent au contraire – une action progressiste à la fois volontariste et efficace sur le monde, notamment dans la lutte pour l’éradication du chômage de masse et ses fléaux – pauvreté, moins-disant salarial et baisse des salaires, fuite d’une partie du PIB vers les paradis fiscaux, chute de consommation et de croissance, asphyxie des entreprises, endettement public, austérité, extrême droite…


     Un homme de gauche est d’autant plus efficace dans son action qu’il est lucide sur les réalités du monde. On ne peut pas améliorer le monde si on n’en connaît pas – ou mal – les mécanismes, notamment ceux, difficiles et complexes, de la création d’emplois productifs et durables par les entreprises privées. Le conservatisme (qui se satisfait du monde tel qu’il est) a le droit d’être aveugle si ça lui chante ; le progressisme (qui veut améliorer le monde) a le devoir d’être lucide.


     Au sein d’une économie de marché régulée, notamment, l’homme politique a le devoir de mettre l’entreprise en situation de pouvoir créer de l’emploi. Il n’a pas pour autant le droit de la mettre en situation de devoir créer de l’emploi. Créer un emploi productif est en effet autre chose que de créer un poste de fonctionnaire ; ceux qui ont eu la difficulté – et le bonheur – de créer un jour un emploi le savent. Le pacte de responsabilité n’est pas un pacte d’obligation mais de confiance vis-à-vis de l’entreprise et de l’économie. Il n’y a pas de « cadeau au patronat », comme le pérore une certaine gauche haineuse et limitée, mais une mise en situation favorable de création d’emplois productifs et durables par les entreprises privées, qui est la meilleure façon pour l’homme politique d’aujourd’hui de rendre service à son pays et à ses concitoyens. Seule la création d’emplois, en effet, sera à même de réduire la pauvreté, l’injustice sociale et l’extrême droite ; l’indignation bien-pensante en la matière ne suffit pas. Dans une économie de marché mondialisée, être de gauche ne se réduit pas à brider et pressurer l’entreprise ; c’est quelque chose d’un peu plus complexe – et plus difficile – que cela.


     Au-delà de la nomination d’un Premier Ministre lucide et combatif, le mouvement d’idées « Social-Démocratie » souhaite que Manuel Valls incarne pour l’avenir de notre pays une gauche nouvelle, moderne, en phase avec les réalités économiques de l’entreprise et de l’emploi, à l’instar du Parti Social-Démocrate allemand, du New Labour britannique ou du Parti Démocrate américain.


Christophe Chomant, le 02-04-2014

 

     « Social-Démocratie » est un réseau national de militants progressistes issus de la motion 4 du Congrès du Mans et des courants socio-démocrates rocardiens et strauss-kahniens.

Partager cet article
Repost0

commentaires

Présentation

  • : Christophe Chomant - Social-Démocratie
  • : Actualités politiques du militant social-démocrate Christophe Chomant
  • Contact

Recherche

Archives