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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 10:52

On sait que 30 % des Français votent FN à cause du chômage de masse, non résolu depuis 40 ans et considéré comme une « fatalité ».
Régler cette question, c’est-à-dire réguler le marché du travail lorsque la « main invisible » de Smith n’y parvient plus, relève pourtant de la mission du politique.
Les dirigeants du PS, de l’UDI et de l’UMP, qui n’ont pas réussi à supprimer le chômage de masse depuis 40 ans, sont bien mal placés pour s’indigner aujourd’hui du score FN.
Quelle est la cause du chômage de masse ? On sait qu’il est causé par le quintuplement de la productivité depuis 50 ans (automatisation, robotisation, informatisation) et la disparition durable de la croissance des Trente Glorieuses.
En conséquence, il n’y a guère d’autre solution, pour éradiquer le chômage de masse, que de réduire massivement le temps de travail, à 4 jours ou 32 heures par semaine, afin de partager le temps de travail entre les Français. Cette révolution sociale est devenue aujourd’hui incontournable, comme le fut en son temps celle de la semaine de 5 jours. Le remède nécessaire se situe bien au-delà de mesurettes nationales.
Comment procéder ?
Traitons le mal par sa cause : les entreprises dégageant de forts gains de productivité doivent, par pression fiscale, transformer les fruits de ces gains en emplois, plutôt que de licencier et augmenter les dividendes comme elles le font aujourd’hui grâce au renoncement des politiques.
Les petites entreprises commerciales ou artisanales, sans gains notables de productivité, doivent être aidées à embaucher et soulagées des charges Unedic.
Quand – oui, d’une façon keynésienne ! – nos politiciens mettront en œuvre le partage du temps de travail, le chômage de masse et le FN disparaîtront simultanément, car l’effet disparaît avec sa cause.
L’éradication du chômage de masse et de la misère, c’est ce que réussit Franklin Roosevelt en imposant le New Deal et la semaine de 5 jours aux États-Unis au début des années 1930, après la crise de 1929. L’Europe, qui ne sut pas le faire, hérita, elle, des fascismes allemand, italien et espagnol.
Mais le politicien français a-t-il encore du pouvoir et du courage ? Ou bien est-il comme un « hamster dans sa roue », poursuivant sa carrière, non concerné par les souffrances et paralysé devant l’action ?
Les scores FN ne s’apparentent-ils pas à un coup de règle sur les doigts ? Si oui, les politiciens français sauront-ils en prendre les justes mesure et leçon ? Si non, si la colère du peuple n’est pas entendue et si le chômage n’est pas traité, alors nous devons nous préparer à pire encore – des scores FN pires, ou pire que le FN…

Chr. Chomant, 08-12-15

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